
Lat 43°S
Cette fois on a reserve 10 jours avant, on a enfin droit a un vrai bus cama (lit), 1er rang a l'etage, le top. Parti pour 1400kms, de quasi ligne droite dans la pampa. Le paysage? Tu regardes 10 minutes et ca suffit, la pampa, sorte de maquis s'etend... ben quasiment sur toute l'argentine, ah les vaches sont pas entassees, no stress! Dans le bus non plus, c'est confort, rien ne bouge vu que c'est droit, c'est soiree DVD au salon. Au petit matin, ca change, on est au bord de l'ocean, Atlantique cette fois. Et puis c'est Puerto Madryn, petite ville cotiere, on marche tranquilou le long de la mer a la recherche d'un resto, et la, hop c'est quoi qu'on voiti? Une baleine! Mais ouip! La peninsule de Valdes, la nursery planetaire de la baleine franche (ou australe) Ici pas de mechant japonais, les baleines se plaisent et reviennent chaque année plus nombreuses! Mais ca c'est l'histoire de demain, le temps de louer une voiture, et on fonce dans la peninsule!
Cote paysages, la penisule de Valdes ressemble au continent, donc, pour ceux qui suivent pas, c'est la pampa. Elle loge tout plein d'animaux d'elevages, mais aussi des guanacos, sortent de vigognes des basses terres et les droles nandoux, le cousin sud américain de l'emeu Australien. La piste nous meme sur la cote ouest dont les plages hebergent des colonies d'elephants de mer aux enormes males (4 tonnes!) plutot impressionnants. Affales sur le sable, ils semblent morts mais une petite approche reveille la bete qui me fait vite comprendre que je ne suis pas de taille pour rester sur son territoire en ouvrant une gueule d'hippopotame. Les enfants et les femelles nettements plus petits ressemblent un peu aux lions de mers des galapagos, avec quand meme beaucoup de graisse en plus. Il parait que les orques qui rodent viennent jusque sur la plage pour les gobber. Mais nous n'auront pas la chance d'assister au festin, car la charmante rangers qui ne vient pas non plus des galapagos nous explique que les orques ne s'approchent pas par grand vent. Les petites falaises dominant la plage sont remplies de pingouins de magellans, plus petits que leur cousin empereur, mais tout aussi droles. La periode de la ponte est proche, et ils couvent tous leurs 2 œufs, dont seul le premier aura une chance de survivre. La journee passe vite a observer les animaux et il est temps de rejoindre les environs de puerto pyramides pour trouver un coin pour poser la tente. On choisit un petit coin de guarrigue surplombant la baie protegée des intemperies. Ca marche moyen le vent est tres fort.
Le soleil eblouissant nous tire du duvet au petit matin pour nous offrir un spectacle qui nous laisse sans voix. Sur la mer d'huile, ca et la, une bosse noire, un petit geiser, une nageoire ou une queue de baleine. A chaque endroit ou se porte le regard on peut apercevoir une baleine. Et quand l'une d'entre elles jaillit hors de l'eau, parait suspendue quelques instants puis retombe lourdement formant une explosion geante, nous nageons en plein reve. Pourtant non, elles sont bien la, surement par centaines, et nous passons des heures a les admirer. Beaucoup viennent jusque sur la berge, leur taille nous impressionne. Parfois, elles se retournent, nagent sur le dos et jouent avec leurs nageoires sorties de l'eau. Elles viennent battre la surface dans un gros vacarme. Magique.
Dans l'apres midi nous les verrons d'encore plus pres grace a un bateau qui s'approche pour les observer. Heureusement qu'elles ne sont pas agressives, car quand elles viennent se coller a la coque du bateau nous parraissons bien petits. Nous les voyons jouer avec leur progeniture deja presque aussi grande que les adultes, et presque prête pour affronter la mer jusqu'en antarctique. L'un de ses chenapans pousse avec sa tete sa maman sur notre bateau. C'est vraiment drole. Plus tard nous avons meme la chance d'en voir une sauter tout pres de nous. Grandiose.
Nous reprenons la voiture tout pleins d'images dans la tete pour passer la nuit en camping sauvage au bord d'une plage bien sympa.
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