
Ce matin, lever 6 heures, Flo pas vraiment tentee par un trek aujourd'hui, reste sous la couette. Je me leve tot pour terminer une rando prevue pour la journee avant 13 h pour prendre le bus pour Calafate. Reduire les 8h prevu en 5 ne semble pas insurmontable, sans les 20kg sur le dos la vie est plus facile! J'avais le choix entre une marche au pied du Fitz Roy, une autre a celui du Cerro Torre. Je choisi sans hesiter le second, qu'on a pas encore vu, qui m'attire aussi bien plus, et cela me permettra d'atteindre enfin un glacier! Je me lance sous le meme soleil qu'hier, conscient de la rareté de la chose. Le viilage est endormi, les rues desertes. Les vrais montagnards sont deja loins, les autres dorment encore. J'ai beaucoup de mal a courir, entre les courbatures de la veille et un petit dej un peu trop copieux. Le sentier bien balise qui n'a pas le meme interet qu'hier est plutot monotone, jusqu'à l'apparition du Cerro Torre, et de son massif. Quelle montagne grandiose! A mon avis plus impressionnante que le Fitz Roy, et je pense encore plus difficile a escalader ses parois verticales qui semblent perforer le glacier a sa base, et les premiers nuages au sommet. Apres avoir reveille une bonne centaine de lievres, j'atteins une belle foret agreable, puis plus haut, une premiere moraine immense, une seconde, et enfin le lac et le glacier qui plonge dedans . Je me pose pour admirer le spectacle. Les sommets commencent a se couvrir doucement, et le Torre devient encore plus mysterieux. Si j'avais la chance de me tranformer en alpiniste chevronne quelques jours, je choisirais sans hesiter de grimper au sommet de cette cheminee de roche. Mais fini de rever je me contenterai de l'approcher encore un peu en contournant le lac. Le chemin a presque disparu et la montee dans les eboulis de la moraine est beaucoup plus exigente. Plus haut je rentre a nouveau dans une drole de foret d'arbre miniatures qui ressemble a de magnifiques bonzais. Nouvelle pose tout en haut, face au glacier qui serpente depuis le campo de hielo jusque dans le lac qu'il alimente. Les bruits qui en proviennent, ressemblent a une petite explosion suivi d'un effondrement. Mais le son arrivant trop tard, je n'arrive pas a voir de mouvement. De l'autre cote, le Torre est ses potes sont recouvert de brume qui remontent verticalement leurs parois, semblant provenir du sol comme des volcans en activites. Je n'arrive pas a lacher ce spectacle magnifique, pourtant cela fait deja 3 heures que je suis parti, il est temps de rentrer. Pas de condors aujourd'hui. Je descends, ne ponvant m'empecher de me retourner toutes les 2 minutes. Avant d'atteindre la grande moraine qui coupe toute vue. Beaucoup plus en forme, je redescends tres vite, courant entre les groupent qui montent en prossession. Je regrette pas d'etre monte tot, pour admirer seul la montagne. Avec tout se monde, point de charme. Qu'importe a la descente, je me concentre pour les eviter sans ralentir ma course, ca me motive encore plus. Avec 2 heures d'avance, je vois le village apparaître, les jambes explosees.
Apres un peu de repos et un bon casse dalle, nous voila sur la route 40 continuant notre descente australe vers El Calafate, la prochaine etape. Elle descend dans la pampa, seche et desole, un peu l'oppose de sœur la route australe chilienne. La fatigue et la monotonie de la pampa ont vite raison de moi et je sombre jusqu'à notre arrive a Calafate.
|